05 mai 2022

J. Allen St. John

Salut les Zamis! (c'est-à-dire les trois ou quatre qui suivent ce blog [smiley chaleureux]).
Après Georges Wilson et ses couvs de Tarzan, restons avec les illustrateurs de Edgar Rice Burroughs, notamment un des premiers; James Allen St. John.

J.Allen St. John, auto-portrait
J. Allen ST. John aurait pu se vanter d'être tombé dedans quand il était petit, en effet il avait huit ans quand sa mère, artiste peintre, l'embarqua avec elle à Paris pour poursuivre ses propres études d'art.
Il garda un bon souvenir de ses ballades dans le Louvre, aux Luxembourg et les quartiers de Paris. Ses premiers souvenirs était l'atelier de sa mère et les regards de ses portraits "qui le suivaient" quand il se déplaçait dans la pièce.
Les trois ans passés en Europe à fréquenter les musées lui donneront l'envie de devenir peintre.
Il disait : "J'ai commencé à dessiner et peindre avant de savoir lire et écrire". Plus tard à son retour aux Etats-Unis son toubib de père, décida que ça serait plus sérieux d'avoir un "vrai boulot" et qu'il l'aiderait à monter sa propre société commerciale (et oui, "Jimmy" n'est pas né dans la famille de Trinita) , bien entendu, du côté de James Allen ça bloquait un peu, son père décida alors qu'il irait quand même chez un oncle de Californie apprendre à devenir un bon cow-boy…
Mais, bon sang ne saurait mentir, il sera artiste, comme maman.
Pour faire court, c'est à la quarantaine, qu'il se consacrera à la période qui nous intéresse, celle de l'illustration de livres. C'est avec les livres d'Edgar Rice Burroughs qu'il débutera. En 1915 il réalise les illustrations intérieures du "Retour de Tarzan", c'est N.C. Wyeth (que l'on verra certainement un jour sur ce blog) qui fera la jaquette de couverture, mais l'année suivante il réalisera tout (couverture + illustrations).
C'est avec quelques uns de ses travaux pour Tarzan, pour faire une suite avec le précédent billet, que nous allons commencer celui-ci :


La peinture originale de la couverture de "Tarzan et le lion d'or" (Tarzan and the Golden Lion - 1922).

La même au trait

J.Allen St. John, devant son chevalet.

Couverture de "Tarzan parmi les fauves" (The Beasts of Tarzan - 1916). (c'est la première couverture pour Tarzan,peinte par J.Allen St. John).

La peinture originale de la couverture de "Tarzan et le trésor d'Opar" (Tarzan and the Jewels of Opar - 1918).

Couverture de "Tarzan l'indomptable" (Tarzan the Untamed - 1920).

Couverture de "Tarzan dans la préhistoire" (Tarzan the Terrible - 1920).

Couverture de "Tarzan et les hommes-fourmis" (Tarzan the Ant Men - 1924).

La peinture originale de la couverture de "Tarzan et les croisés" (Tarzan Lord of the Jungle - 1928).

Couverture de "Tarzan au cœur de la Terre" (Tarzan at the Earth's Core - 1930).

La peinture originale de la couverture de "Tarzan et la cité d'or" (Tarzan and the City of Gold - 1933).

Couverture de "Tarzan et les hommes-léopards" (Tarzan and the Leopard Men - 1935).

Peinture originale de "Tarzan et Jane" commandée par Vernell Coriell (Tarzan and Jane - 1952).

Illustrations intérieures de "Tarzan l'indomptable" (Tarzan the Untamed - 1920).

Illustration intérieure de "Tarzan l'indomptable", "The fight with ska" (Tarzan the Untamed - 1920).

Illustration intérieure de "Tarzan au cœur de la Terre" (Tarzan at the Earth's Core - 1930).

Peinture originale de la couverture et deux Illustrations intérieure de "Échecs sur Mars" (The Chessmen of Mars - 1922), d'Edgar Rice Burroughs.

Peinture originale de la couverture "L'Empire de David Innes" (Pellucidar" - 1922), d'Edgar Rice Burroughs.

Couverture de (The Monster Men - 1926), d'Edgar Rice Burroughs.

Quelques travaux pour Weird Tales Amazing Stories:
Peinture originale de la couverture de Weird Tales, "The Fire of Asshurbanipal" (1936), de Robert E. Howard.

Peinture originale de la couverture de "Yellow men of Mars" (1941), d'Edgar Rice Burroughs.

Couverture Amazing Stories, "Dinosaur Destroyer" (1949).

La couverture d'Amazing Stories, avec le Dinosaur Destroyer - 1949, a peut-être impressionné André Chéret dans sa jeunesse…
Mettons que l'idée de "mise en scène" de la case de la planche du monstre d'un autre temps, parue dans le Pif n° 137 de 1971, ne soit que pure coïncidence, il ne faut pas voir le mal partout… ou bien un hommage.
C'est le moment de sortir la rubrique "Les Différences" afin de s'amuser à deviner les influences ou les inspirations que l'on peut retrouver dans les œuvres graphiques.
J.Allen St. John a influencé pas mal de dessinateurs allant de Roy G. Krenkel à Frazetta. Dans les montages qui suivent on retrouvera Russ Manning, qui dans une case de sa version bd de "Tarzan l'indomptable", a rendu un "hommage" appuyé en reprenant la pause imaginée par ST. John.



J.Allen St. John inspirateur? Pas toujours…

Pour finir et toujours dans la série "Qui a inpiré Qui?", il est bon de rappeler que le Tarzan de Burroughs a eu un prédécesseur Français. En 1879, Albert Robida (dont vous n'avez pas manqué de voir un aperçu de son travail sur ce blog (smiley au sourire goguenard, car il sait que vous ne vous en souvenez pas… Mais les curieux peuvent suivre ce lien).
Donc en 1879, Albert Robida invente le personnage de Saturnin Farandoul dans un roman de 800 pages; "Voyages très Extraordinaires de Saturnin Farandoul dans les 5 ou 6 parties du monde et dans tous les pays connus et même inconnus de M. Jules Verne".
Victime d'un naufrage ce pauvre Saturnin âgé de 4 mois et 7 jours, échoue avec son berceau sur une île peuplée de singes qui l'adoptent. Il se balance de branches en branches avec la même aisance que ses confrères simiens jusqu'à l'âge de 11 ans, où il s'aperçoit qu'il n'est pas un singe, alors il s'embarque sur un tronc de cocotier explorer de nouveaux horizons…
Question : Burroughs a-t-il lu ce bouquin ?..
(Bouquin oublié pendant 134, jusqu'à sa réédition en 2013, voir les "Liens" en bas).

"Farandoul et sa nourrice", illustration d'Albert Robida - 1879.



Voilà, c'est tout pour ce mois-ci, ci-dessous, le livre d'où sont tirées, via mon scan, toutes les "Zimages" (signées J. Allen St. John) de ce billet:


Liens :
 





Allez, merci d'être passé et à la prochaine !

 




10 commentaires:

  1. Wyeth ? Pose ?
    Il y a quelques unes que je ne connaissais pas. Quelques fois c’est un peu daté mais il est capable de fulgurances qui ont marqué beaucoup de gens - dont Frazetta, ça se voit bien. C’est un des illustrateurs majeurs de la fantasy, y’a pas à dire.

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    1. Ce c*# de ("dobel iou") + ("etch"): white, why…, que l'on écrit sans réfléchir. Merci, sans ta remarque, j'aurai continué à lire Wyeth en effaçant mentalement ce "h" en trop ;-)
      Perso, c'est le côté daté que j'aime bien chez ces "pionniers" de l'illustration, qui possédaient une solide base classique, base qui est très très très rare (pour ne pas dire inexistante) aujourd'hui.
      Comme le regrettait J. Allen St. John : "Today, it is the fashion to deny fundamental principles in all the arts…" (Classicism vs. Modernism, An essay by J. Allen St. John).
      Frazetta raconte qu'il a découvert St. John à quatre ans, chez son oncle, dans les livres de Tarzan. Et on sait que les images que l'on enregistre dans notre prime jeunesse se gravent à vie. Comme tu dis :" ça se voit chez bien, chez Frazetta".

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    2. De nos jours, c’est vrai et faux à la fois la formation classique vs beaux arts. La plupart des artistes qui font du genre (SF, fantasy, etc…) suivent des formations animation/jeux vidéos et se retrouvent avec des formations proches du classique (sans les drapés). Il n’y a qu’à voir les jeux vidéos et films avec effets spéciaux pour voir que ce ne sont pas manchots techniques qui sont à la manette. La situation de l’Art du XXème siècle n’a rien à voir avec la formation technique pour l’industrie de divertissement d’aujourd’hui. Et d’ailleurs, les tenants du classicisme en Art de l’époque devaient vomir Allen St John et la plupart des dessinateurs que tu défends ici.

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    3. Je ne m'en tiens qu'à l'illustration (de livres), les jeux vidéos et le cinéma c'est à part. Quand aux tenants du classicisme en Art de l'époque, comme tu dis, ils ne "devaient" pas vomir St. John… ils le Vomissaient :-)))

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    4. Sauf que maintenant ce n’est pas étanche. Les artistes (jeunes) sont obligés de passer de l’un à l’autre pour vivre. Si tu regardes les ouvrages de genre publiés - souvent avec financement participatif- c’est un travail très classique qui ressort. D’ailleurs un peu trop à mon goût :-)

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    5. Aujourd' hui, il y a en effet beaucoup d'influence "classiques" "U.S Comics/Manga". C'est peut-être que l'on se trouve dans une période de fin de cycle :-)

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    6. C’est aussi mauvais signe : les gens ont besoin d’être rassurés et préfèrent des choses qu’ils comprennent. Es les geeks ont un goût du classique assez déplorable.

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    7. Bon, ben, il n' y a rien à redire, je suis entièrement d'accord avec ce que tu viens d'écrire !

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  2. Un billet comme toujours très intéressant

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    1. Et bien, merci Luke !
      Tu fais donc partie du petit groupe qui suit ce blog (smiley chaleureux).

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