17 avril 2008

Nestor Crespi !

Si tout le monde (surtout celui qui a des lettres en BD), connait Bobo le bagnard qui s'évade du pénitencier d'Inzepoket et le nom de son dessinateur Paul Deliège.
Qui se souvient de Nestor ? pas le domestique de Moulinsart ! ni le pingouin du ventriloque David Michel.
Mais du prisonnier (habillé comme un bagnard), qui s'évadait chaque semaine dans le journal de Pif ? ça vous dit quelque chose, un peu ?!
Mais son dessinateur hein ?.. Imaginez, qu' un dictateur fou (ce n'est pas un pléonasme) organise des rafles sauvages dans les bédéthèques, les salons BD etc, et menace de trancher la tête de tous ceux qui seraient dans l'impossibilité de nommer le Dessinateur de Nestor (de Pif). Vous sentez déjà la lame du couperet, brisant vos vertèbres, couik ! (pas l'oiseau bleu).
Et bien, rassurez-vous, malgré la surpopulation qui nous guette, je vais sauver des têtes vides de la sciure.
Apprenez et retenez (pensez au dictateur fou)! que Henri Crespi est le Dessinateur de Nestor. Ca vous fait une belle jambe ? pensez plutôt à votre tête !
Moi-même, je ne le savais pas avant que je cite Nestor ici, car le bougre ne signait pas ses planches, et on croyait que c'était le fils du directeur de Pif qui dessinait Nestor. Je "déconne", mais à l'époque, à côté de Rahan, docteur Justice (pas Corto "on comprenait rien", ceux qui disent le contraire aujourd'hui sont des frimeurs :-). C'est plus tard, que l'on a su qu'il y avait tous les âges de lectures dans Pif, et que Nestor avec Placid et Muzo s'adressaient aux plus jeunes (que nous). Ah !.. c'est pour ça qu'il est pas bien dessiné, c'est fait exprès !










Dans le Pif Gadget n° 180 (juillet 1972), il rencontre Ludovic (le célèbre détective de Pif Gadget, qui d'ailleurs, résoudra par la suite des énigmes écrites par Crespi).


Dernière histoire dans Pif Gadget (n° 182 - août 1972)
Nestor se retrouve sans porte, ni fenêtre, plus d'évasions, emmuré à vie…



Ceux qui sont observateurs, se sont certainement écriés : «Saperlipopette ! où diable a-t-il trouvé ces planches de Nestor à la blancheur éclatante !? Dans une intégrale de l'Association inédite?»
et non ! (d'abord ça m'étonnerait que l'Association ou quiconque d'ailleurs, s'attaque à l'intégrale de Nestor, ce n'est pas M. le Magicien).
Tout simplement dans les journaux de Pif. Mais ensuite, il a fallu les lessiver au Photoshop, afin d' extraire le jaune et les tâches du papier journal de Pif (qui avouons-le, était de mauvaise qualité).
Pour preuve, cette image (j'aime bien ce truc de vieille pub «avant-après»:-)



Allez pour finir, justement, une pub pour Pronuptia :



… Et comme tu es venu jusqu'ici, le Blog «Le Dessin !» t'offre la pochette truquée de La cellule de Nestor !
imprime-la et réalise ce super Brico-Gadget.



À la prochaine !
Peut-être…

07 avril 2008

Mucha

Mucha, Alfons Maria (1860-1939), connu pour sa contribution importante à l'esthétisme de l'Art Nouveau, cet artiste tchèque est devenu célèbre en 1894, non pas pour avoir réalisé des peintures remarquables exposées dans de grandes galeries ou des expositions de prestiges.
Point du tout, il dut sa célébrité à la création d'une affiche de Sarah Bernhardt. Le hasard (qui n'existe pas comme j'aime à le répéter) a fait qu'il se trouve, en cette fin de mois de décembre 1894, chez l'imprimeur Lemercier, à corriger les épreuves d'un boulot d'un de ses potes, au moment où l'actrice (Sarah Bernhardt) téléphone pour commander une affiche pour sa pièce "Gismonda" qu'elle veut pour le nouvel an. Comme tous les autres artistes, sont partis se gaver d'huîtres et de foies gras dans les confins, c'est à lui que revient ce boulot "pour hier". Résultat, Sarah adoôore et il signe un contrat de six ans avec le théâtre de la Renaissance. Le Tout-Paris veut ce "poster", allant jusqu'à le découper au rasoir, la nuit, sur les affiches. Résultat des courses, Mucha fixe ses tarifs avec les fabricants de champagnes, parfums, papiers à cigarettes, biscuits et bicyclettes… Comme quoi, avoir le pot d'être au bon endroit, au bon moment…

La fameuse affiche : Gismonda


Ilsée, princesse de Tripoli, 1897


La plume Zodiac, 1896
Une affiche servant de calendrier (c'est autre chose que les sempiternels chatons du calendrier des postes).


Au quartier Latin, 1897
Quand on lit le texte, dans cette sorte de bulle devant le prix, qui explique pourquoi il fallait acheter cet album, on se dit que celà fut efficace, car il n'y en a plus beaucoup (de pauvres au quartier latin, ou alors ils sont cachés).


La femme au carton à dessins, 1898
(celui-là, il a sa place sur ce blog ;-)


Figures décoratives, 1905


Quelques illustrations :

Mémoires d'un éléphant blanc, 1894


Mort de Fréderic Barberousse - Scènes et épisodes de l'histoire d' Allemagne, 1898


Clio, 1900






Si comme moi, vous possédez une machine à voyager dans le temps, voici une invitation pour aller assister à une soirée chez Mucha (il suffit de rajouter son nom, mais attention les boissons ne sont pas terribles…)


Tu as cliqué pour agrandir ?
À la prochaine !
Peut-être…