17 juillet 2014

Fracasse et Flamberge de Gérard Dorville


Dans la série des Dessinateurs qui semblent vraiment oubliés, en voici un parfait représentant : Gérard Dorville.
À part les anciens lecteurs de Pilote et de Vaillant, j'en vois derrière l'écran, nous ne sommes pas beaucoup à réagir à son patronyme.
Comme je l'ai rapidement dit ici, c'est dans les pages du journal d'Astérix et Obélix, que j'ai découvert Dorville, avec son personnage Fracasse, qui avait des ennuis d'argent.
Une réédition de cette aventure aujourd'hui, accrocherait certainement le regard dans les rayons des librairies : "Fracasse a des ennuis d'argent". Suscitant, avec une grande probabilité, l'intérêt du chaland qui s'identifierait sans effort aux ennuis intemporels du personnage.


Fracasse a des ennuis d'argent - Pilote du n° 354 à 366 - 1966
Les sept première planches.









Tout à l'heure je parlais de réédition en album de ce Fracasse, il serait plus juste de dire, une édition en album, car il n'a jamais eu les honneurs d'un album, mais je sais que ça n'existera jamais, déjà parce que tout le monde s'en fout ( à part moi qui aime ce dessin) et surtout parce que cette histoire ne comporte que vingt-huit pages. À moins d'aller chercher plus loin et dans un autre journal, un spadassin du même genre, pour faire le complément.
C'est dans le journal Vaillant que l'on trouvera Flamberge. En comparant les deux personnages, on a l'impression qu'ils ne font qu'un : même chapeau orné d'une plume retournée, même habit de mousquetaire rouge au col blanc, même physionomie, même coiffure, etc. On peut s'amuser à imaginer que ce Flamberge qui se promenait dans les pages de Vaillant, sans y trouver sa vraie place, a fini par changer de nom pour tenter sa chance chez Pilote.

Flamberge - couverture Vaillant n° 717 - 1959



Flamberge travaille du chapeau -Vaillant n° 716 - 1959

Flamberge travaille du chapeau  -Vaillant n° 717 - 1959


Flamberge fait sa béa -Vaillant n° 791 - 1960


Flamberge comme Fracasse resteront dans les pages des journaux et ne connaîtront pas de parutions en albums. Comme toutes les planches dessinées par Dorville au cours de sa carrière, d'ailleurs.
Pourtant Gérard Dorville est issu d'une lignée de dessinateurs : son grand-père Noël Dorville qui fut un caricaturiste, que lisait sans doute le commissaire Valentin des "Brigades du tigre". Son père Jean Dorville, peintre et dessinateur, ayant fait lui aussi de la narration figurative séquentielle. Mais à l'époque, les atavismes, tous arts confondus, n'apportaient pas automatiquement la "notoriété" comme de nos jours (ici un smiley au sourire narquois).
Il a tout de même débuté chez Vaillant en peignant de grands portraits des héros maison sur des voitures publicitaires, dans un garage mal chauffé. Puis on lui confie Placid et Muzo de Arnal en 1957. 
De 1957 à 1962, outre Flamberge, il dessinera Alfred, Auguste et Popaul & Cie, un trio de "héros sans emploi" sévissant dans la rédaction de Vaillant. Des personnages fortement inspirés de Gaston Lagaffe, né en 1957 lui aussi. Mais on parlera d'eux une autre fois.

Des Un lien :

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Pour continuer avec le journal Vaillant, Bientôt 

Pif, Vaillant… et quelques Camarades.

Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, sachez que 2014 verra la naissance d'un grand documentaire sur l'aventure des éditions Vaillant, signé Jean-Luc Muller (dis Mandrake le Magicien, qui m'a amicalement passé les scans sur Flamberge que vous venez de voir). 
Pour ce documentaire, Jean-Luc Muller a accumulé 5 ans de tournages d'entretiens et de recherches d'archives. 
Donc, si dans votre liste de choses à faire avant de quitter ce monde, figure : Produire un film.
Et bien c'est le moment, il suffit de cliquer sur ce lien : Pif, Vaillant et quelques Camarades, qui vous amènera sur le site touscoprod.com spécialisé dans le financement participatif ("crowdfunding" pour les anglophiles) de documentaires, courts-métrages… là vous sera expliqué en détail, le "Pitch" du doc et comment apporter votre soutien à une œuvre de patrimoine.
(Bien entendu, ce n'est pas de la véritable coproduction, avec les petites sommes affichées sur ce genre de site, c'est plus participatif. Mais ici les participants recevront des "goodies"…)


Comme Le Dessin! aime aussi la vidéo, voici la bande annonce :
(avec un mini-échantillon d' intervenants, dont Gotlib…)
Je vous conseille de l'agrandir, en cliquant sur l'icône en bas de la vidéo. 




Des liens sur cet évènement :



Liens Jean-Luc Muller (Mandrake le Magicien) :


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Allez, merci d'être passé et à la prochaine !



23 avril 2014

François de Constantin

Au siècle dernier, en classe de quatrième, un professeur de français eut l'excellente idée de nous faire bosser sur un bouquin intitulé Ravage, d'une pierre deux coups, grâce à M. Barrès (c'est le nom du prof),  j'ai découvert :
  1. Que l'on peut lire des textes, en dehors des bulles, imprimés sur des pages sans images, sans éprouver un ennui mortel.  
  2. René Barjavel

Mais, si je trouvais cet auteur et son bouquin formidable, je ne pouvais m'empêcher de regarder l'illustration de la couverture, avec une certaine condescendance. 


18 mars 2014

Il y a 700 ans…

Un peu d'Histoire de France:
Tout le monde est (normalement) au courant que c'est l'année du centenaire de "La Grande Guerre", un centenaire c'est quelque chose. Mais "sept-centenaires"!? C'est plus fort. 
Le 18 mars 1314, en fin de journée, il y a donc 700 ans pile aujourd'hui (car ce billet est posté le 18 mars 2014), Jacques de Molay, le dernier grand maître de l'ordre du temple, périt sur un bûcher dressé sur l'île de la Cité à Paris.


31 décembre 2013

Daniel Billon (épisode 3)

Pourquoi ne pas finir cette année 2013, en poursuivant le "feuilleton" Daniel Billon ?!
Pourquoi pas?! Hein?! Comme je l'ai déjà dit, c'est mon blog, je fais ce que je veux…
Et pour joindre le geste à la parole, j'ai décidé, de manière totalement arbitraire, de retirer le texte de L. François, situé en dessous des vignettes de D. Billon, du rédactionnel intitulé : "Dans la course, mais pas à l'honneur…" que l'on trouve dans Pilote Super Pocket, (n° 8, juin 1970).
 Non pas que les seize récits sur les découvreurs oubliés du Nouveau Monde, ne soient pas intéressants, au contraire, mais j'ai trouvé que les dessins isolés, peuvent laisser l'imagination nous raconter une histoire différente. Et si on n'a pas d'imagination, on peut toujours regarder les images. C'est toujours moins passif que la TV. 





24 décembre 2013

Noël avec Pierluigi SANGALLI

Fêtons Noël avec Popeye. On aurait pu faire les malins avec des dessins de son créateur Elzie Crisler Segar, ou de Forrest Cowles "Bud" Sagendorf, mais non, c'est la veille de Noël, restons simple avec un dessinateur dont le nom ne dit rien, même à ceux qui connaissent son dessin, pour l'avoir vu dans de nombreux "Petits formats". 
Voici Popeye dessiné par Pierluigi SANGALLI :


 Popeye devient fou! - 20 planches
Captain Popeye, n° 30 Nov-Déc 1966