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03 décembre 2012

Des Billets Parallèles (d'une autre dimension qui n'existe pas)


Sur ce billet, on trouvera des humeurs (bonne ou mauvaises) qui ne sont pas censées exister, puisque le blog "Le Dessin!" est "officiellement hors service" depuis le 31 décembre 2017… 
Mais c'est le mystère énigmatique de l'internet (sourire entendu).

(* Le blog a été réactivé le 1 janvier 2022)


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Mai 2018

SUBMERMAN de Lob et Pichard (ou comment un éditeur (Glénat pour ne pas le citer) se laisse aller au péché de paresse, associé à un léger foutage de gueule, en recyclant ses éditions N&B de 40 ans) :


Dans les années 70, Glénat (jacques glénat / éditeur) publiait des albums de bande dessinée, brochés et en noir et blanc (c'était moins cher). 
On y retrouvait les "classiques", en format broché, tels que : Futuropolis et la Guerre du feu de Pellos,  Modeste et Pompon de Franquin, Bébé Cyanure de Forest, Les Naufragés et Les gnan gnan de Bretécher, Constant Souci de Greg… et celui qui nous intéresse Submerman de Lob et Pichard.

En 1976, parait un premier album (noir et blanc) regroupant les deux premières histoires de Submerman, suivi d'un second en 1978 (toujours noir et blanc).
Quarante ans plus tard, donc cette année (2018), sort un album de la collection 1000 feuilles, regroupant les quatre histoires parues dans les deux albums cités ci-avant. 


Et alors que l'on pourrait attendre que cette "intégrale" (comme la nomme à tort certains chroniqueurs), nous présente les planches en couleurs et bichromie telles quelles parurent à l'époque dans Pilote, on se retrouve avec le copié-collé des deux albums des "seventies".
Même pas la plus petite ligne d'un dossier sur Lob et Pichard et leur création. On est loin, très très loin, des intégrales de Dupuis ou Le Lombard. Il s'était un peu plus appliqué avec l'intégrale Zig et Puce, mais c'étaient les années 90, avant l'€uro.
Pourtant il y aurait de quoi faire une intégrale digne de ce nom, avec les 142 pages parues dans Pilote, plus les 136 parues dans Super Pilote Pocket. 278 pages de Submerman dont 90% en couleurs.

Planches 3 et 4 de la cinquième histoire Le Péril Vert , non reprise par Glénat, 
Pilote n° 521, 30 octobre 1969


Petite suggestion, pour les neuf histoires parues dans Super Pilote Pocket au format 13x19, un format broché, mais en couleur, de la taille de la collection 16/22 de Dargaud, serait de bon aloi pour ne pas trop agrandir les 136 planches (8 n&b, 128 couleurs). On peut rêver.

Les mémoires de Submerman, collection 16/22 Dargaud, 1979

Mais bon, ne rêvons pas trop, car juste avant, Glénat a ressorti Constant Souci, le mystère de l'homme aux trèfles de Greg avec la même intention de mal faire; copié-collé de l'édition de 1974, même texte de présentation d'une page et toujours en noir et blanc. 
En plus dans une collection nommée : "Patrimoine BD"… Pff !.  


Les deux premières pages (en couleur) parue dans Tintin n° 952, 19 janvier 1967



Des Liens :

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19 septembre 2011

Astérix le…Fasciste…?!

Je tire le blog de son repos pour dire que : Il y a des jours où je pense qu'il est légitime de se demander, si le ciel ne va vraiment pas nous tomber sur la tête, comme le craignaient nos ancêtres les gaulois, et que dés lors tout est permis.
Surtout quand on entend les "infos" qui sortent des Médias de Masse, qui nous distillent sans vergogne la meilleure façon de "penser correctement".

Hier sur France-Info, dans l'émission "Le sens de l'info" Michel Serres nous livre son "analyse politico-sociale" de la bande dessinée d'Astérix. Ce supporter d'Hergé nous explique en trois points pourquoi "il retient son souffle" devant le succès des aventures du personnage de Goscinny et Uderzo.  

Écoutez ce vénérable philosophe :




Si au début on peut le suivre sur sa comparaison entre l'imposition de l'anglais (un de ses chevaux de bataille) dans notre monde économique d'aujourd'hui et  l'imposition du latin suite à l'invasion de la Gaule. Rapidement on a l'impression qu'il vient de recevoir une fléchette au radjaïdjah (le poison-qui-rend-fou) et le voilà nous expliquant en gros que les albums d'Astérix "font l'éloge du fascisme et du nazisme". Puis de conclure : "… qu'en mettant les albums entre toutes les mains, vous formerez des adeptes de la force pure, de la drogue et des ennemis de la culture, Bravo ! C'est peut-être la meilleure des pédagogies."
Je pense que ça va faire plaisir à la fille de René Goscinny d'apprendre que son père faisait des scénarios prônant le Fascisme et le Nazisme. Ainsi qu'à Albert Uderzo d'avoir mis son talent de Dessinateur au service de cette propagande dessinée.
Bref, je ne sais plus s'il faut en rire ou en pleurer. 
Michel Serres pourra toujours se dire atteint, comme *J. Chirac d'asogno…, d'agnosonono… d'avoir été empoisonné au *radjaïdjah, si des "associations anti-isme" se penchent sur ses dires par un pervers effet boomerang.


*Radjaïdjah, pour ceux qui l'ignore c'est un poison-qui-rend-fou, abondamment utilisé dans l'album de Tintin : Le Lotus Bleu. Tintin qui est un personnage tout à fait convenable aux yeux de Michel Serres.
*J. Chirac est atteint (selon "l'info officielle" du Monde) d' anosognosie. Qui l'excuse "d'oublier qu'il oublie".


Pour finir un sondage : D'aprés-vous dans l'image ci-dessus :
 1 - Astérix est-il en train de rire de tout ça ?
2 - Astérix exécute le salut fasciste ?

M.Agecanonixserres est dispensé de réponse.



29 janvier 2011

Dégoût et des couleurs…


Rassurez-vous, en ce week-end Angoumoisin, je ne vais pas parler de Macherot, ni de son fameux colonel Clifton, rien n'est plus à dire ou redire sur ce classique et son Dessinateur.
Sauf que… on peut trouver à "redire" sur la façon dont Le Lombard vient de traiter ce vénérable Sir Harold Wibleforce dans son intégrale de ce début d'année.
En effet si la tendance actuelle, dans le monde de l'édition, est à la réédition (je suis pour).
Toutes les maisons n'ont pas le même soucis de qualité, si Dupuis soigne ses intégrales (Gil Jourdan, Tif et Tondu…) par le soin apporté à la qualité de l'impression. On ne peut pas en dire autant pour Le Lombard, qui avec son premier tome de l'intégrale Clifton souffre de la comparaison.
On passe sur le "dossier" d'une dizaine de pages, dont une moitié est composée de documents que l'on ne peut qualifier ni de rares ou exceptionnels, et l'autre de pages ou l'interlignage est poussé au maximum afin de remplir six pages de dossier, qui n'en ferait que trois.
C'est surtout la désaturation de la couleur, que l'on a appliqué aux planches, qui (à mon goût) est assez dommageable.
Étrange, car ce même Lombard avait édité en 1981 un Spécial Clifton, avec les trois histoires de Macherot, sur lequel il avait conservé les couleurs vives d'origine.
Alors que s'est-il passé entre les deux ? "Je m'en foutisme" ou volonté d'atténuer ces couleurs jugées trop criardes, pour ressembler à la production d'aujourd'hui (et pas "au jour d'aujourd'hui", qui est un horrible pléonasme, vu que "d'hui" veut déjà dire "en ce jour").
Si c'est la deuxième hypothèse, alors il ne faut pas se contenter de foutre un coup "d'atténuation globale" de la couleur sur Photoshop, il faut engager un(e) coloriste pour repenser les couleurs, mais ça coûte du fric… Un peu de respect merde ! C'est vrai quoi, sans blague à la fin…

Bon allez, on va s'amuser à comparer avec des images.

D'abord trois sources différentes : un numéro du journal tintin de 1960 (le seul que j'ai avec Clifton dedans), le Spécial Clifton de 1981 et L'intégrale 2011 :

Voilà pour comparer une moitié de page extraite de ces trois publications :


Certains, (qui ont les écrans mal calibrés) diront que ce n'est pas flagrant, ni gênant, mais pendant 90 pages croyez-moi, on le sent; les scènes de nuit sont trop sombres (normal, c'est la nuit, ricanent certains dans le fond …faites les malins, j'ai les noms), dans certaines cases, Clifton semble avoir imité Séguéla dans son abus de la lampe à U.V, les ciels sont gris, le marron remplace l'orange…
Alors pourquoi l'avoir acheté ? Me rétorquent narquoisement les mêmes qui ricanaient tout à l'heure et dont j'ai toujours les noms. Parce que je voulais lire la quatrième histoire de Clifton, Les lutins diaboliques, celle dessinée par Azara et scénarisée par Greg en 1969 et publiée en 1971 (avant la reprise de la série par Turk et De Groot).
C'est pour cette raison que je suis "pour les rééditions d'intégrales, pour faire (un peu) chier les spéculateurs de, ce que je j'appelle, "vieux papier", qui brandissent à bout de bras le BDM, comme les intégristes de tous bords les "textes sacrés".
Il est vrai que je peux aussi rechercher cette réédition de 1997 et bazarder ce tome un.
Les planches d'Azara semblent avoir été épargnées par la désaturation incriminée plus haut.


Allez, merci d'être passé et à la prochaine…