30 décembre 2014

Dick Fulmine (Alain la Foudre) par Carlo Cossio

Comme promis, dans le billet précédent, voici une bd qui serait une candidate favorite pour l'obtention de l'auto-collant "Produit toxique", qu'une association communautaire a réalisée pour l'album de Tintin au Congo.
En effet Alain la Foudre, la Terreur d'Harlem, ne fait pas (ou plutôt: ne faisait pas) dans la dentelle brodée par le "politiquement correct", qui n'avait pas cours en 1949, date de parution de ce numéro 87  par la S.A.G.E.
Alain la Foudre, (Dick Fulmine en V.O italienne) est un fameux "Kastar", comme dirait Le jeune Albert (d'Yves Chaland, pour ceux qui ne savent pas), dessiné par Carlo Cossio et scénarisé par Vincenzo Baggioli (qui était journaliste sportif). Créé en Italie pendant l'année 1938 (la même année que Superman), sous le régime du "Duce" et pendant l'embargo sur les bandes dessinées étrangères, Dick Fulmine incarne son époque. C'est un flic italo-américain en civil, chemise aux manches retroussées et bottes aux pieds, pourfendeur de Gangsters et de méchants en tout genre.




Alain la Foudre, La Terreur d'Harlem - n°87 - Collection Victoire - 1949

(Avertissement : Certaines images et textes qui vont suivre peuvent heurter la sensibilité, pas forcément d'un jeune public élevé à la Télévision, mais d'endoctrinés du politiquement correct et de la pensée unique, donc dénués du plus élémentaire recul et de la petite note d'humour, qu'il faut avoir devant des productions d'une autre "époque").














Je suis comme la plupart d'entre-vous… frustré, de ne pas connaître le dénouement de cette "désopilante aventure" (vous aviez anticipé quoi après les points de suspension? Étonné? Choqué? Révolté? C'est que vous n'avez pas lu, ou pire rien compris à ce que j'ai écrit en intro) Ben oui, je ne possède que ce numéro, parmi la centaine publiée jusqu'au milieu des années 50. 133 numéros connus de 1947 à 1955, quand même. Il nous faudra attendre une intégrale, comme pour les Superman, Batman et autres redresseurs de torts (ici: un smiley arborant le sourire à peine exagéré du Joker, qui sait que l'on pourra attendre quelques siècles). 


Trois couvertures, Dick Fulmine, dont la première de la série, empruntées à l'article Dick Fulmine, Italian-American Hero sur le site Italian Ways





Deux planches originales :




Un autre cogneur, sorti de la plume de Carlo Cossio, répondant au doux sobriquet de Ciclone, un chauve en short, sur cette couv (un peu mal foutue), où cet autre représentant de la diplomatie, devise avec des gorilles, ou des néanderthaliens.?…



Fin des années quarante il dessina des séries western, Buffalo Bill, Kansas Kid… 
Blueberry n'a qu'a bien se tenir.





Mais comme on peut le voir ci-dessous et pour sa décharge, Carlo Cossio ne s'est pas cantonné aux précurseurs de Steven Seagal.





Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. 

Des liens:

Allez, merci d'être passé. La prochaine fois, nous finirons cette année 2014, avec un nouvel épisode du feuilleton Daniel Billon

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3 commentaires:

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    1. Méfions-nous des réactions épidermiques.
      Tu es un peu trop dans le premier degré, et tu répètes, avec une conviction, touchante certes, mais assez naïve, tous les poncifs matraqués par ceux qui gouvernent le monde depuis des lustres, mais qui se gardent bien "eux" de les respecter.
      Attention, tout de même avec les : "Je te rappelle", "Ne crois pas" ça pourrait être mal interprété.
      "Lynchage, Colonisation, Racisme, Terrorisme"… Tous ce qui est remis à l'ordre du jour aujourd'hui. Et par qui? Alain la Foudre? Tintin? :-)
      Pour Chaland, dans mon cas ce sont tous les albums qui ne me procurent plus le plaisir de ma jeunesse. C'est parce que le monde et la pensée "évoluent"? Ça me fait pareil, avec Pif, Lucien, Kébra, Les Pieds Nickelés…
      Les poseurs de bombes ont, de toutes les époques, toujours étaient considérés comme des terroristes par le pouvoir en place. Il faut juste se poser la question qui fabrique ceux d'aujourd'hui, sont-ils vraiment des électrons libres? Je te répondrais donc que ,perso, je trouve ce changement de perspective négatif. Du coup : c'est "politiquement correct" de ne pas supporter le combat politique par la violence. Il faut simplement bien regarder les évènements actuels, qui sont de plus en plus violents et encouragés par les "politiques corrects".

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