02 juin 2008

Jean-Thomas Ungerer, dit Tomi

Difficile et long d'essayer de présenter ou de résumer, le prolixe Tomi Ungerer, objectivement on ne sait pas de quel côté l'aborder et de plus ce n'est pas le but de cet endroit, d'autres le font ailleurs . En France, on ne le connaît (presque) uniquement, que comme Dessinateur pour la jeunesse. Donc, c'est ce côté que nous allons survoler, avec les premiers Dessins qu'il a réalisé entre 1957 et 1960 pour Harper & Row (pourquoi à New York, alors qu'il est né à Strasbourg ? simplement parce que l'Europe se foutait de ses Dessins (La famille Mellops, s'appelait Schmutz avant d'émigrer et de connaître le succès "aux Amériques" dont il est devenu "tricard" par la suite, mis à l'index dans les bibliothèques pour avoir répondu à des pédagogues, bien-pensants, qui le traitaient de pornographe après la parution de Fornicon : «…que les enfants ne naissaient pas dans les choux et que sans la baise, il n' y aurait pas d'enfants» (ni de pédagogues).

Les Mellops font de l'avion, (textes et dessins de Tomi Ungerer 1957), l'école des loisirs (1979)



Les Mellops à la recherche du trésor sous-marin, (textes et dessins de Tomi Ungerer 1957), l'école des loisirs (2008)



Les Mellops trouvent du pétrole, (textes et dessins de Tomi Ungerer 1958), l'école des loisirs (1980)



Les Mellops fêtent noël, (textes et dessins de Tomi Ungerer 1960), l'école des loisirs (1980)



Les Mellops spéléologues, (textes et dessins de Tomi Ungerer 1963), l'école des loisirs (1980)



Deux héros des cinq fables, ou il réhabilite des animaux mal-aimés.
Crictor, (textes et dessins de Tomi Ungerer 1958), l'école des loisirs (1980) collection lutin poche.




Emile, (textes et dessins de Tomi Ungerer 1958), l'école des loisirs (1978) collection lutin poche.




J'ai choisi ces dessins, car il n'a pas encore développé son style graphique (bien qu'il en adopte plusieurs en fonction des genres qu'il traite), on y sent ses influences (notamment Jean de Brunhoff (Babar) que les plus observateurs d'entre-vous auront remarqué;-).

Pour finir, on ne peut qu' éprouver du respect et de la sympathie pour cet artiste qui dit : «… montrer au monde que le dessin, qu'il soit de presse, ou d'humour, ou pour les enfants, n'a rien d'un art mineur. »

Si vous avez la flemme de chercher dans les moteurs de recherches, voici deux liens :
ricochet-jeunesse et un site encore en construction : exopuce

Nous sommes le 2 juin (Bon Anniv B…!)

À la prochaine !
Peut-être…

9 commentaires:

  1. Quelle bonne idée ce post ! outre ses talents d'illustrateur pour enfant, j'aime beaucoup les dessins new-yorkais d'Ungerer (ceux des années 60), son oeuvre érotique est aussi incroyable, sans compter ses talents d'affichistes...
    En fait, je le trouve bon partout (avec parfois plus ou moins d'inspiration) mais toujours en recherche, toujours intéressant... Et merci pour le lien exopuce que je ne connaissais pas :)

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  2. jean-christophe03 juin, 2008 17:39

    C'est un remerciement par avance pour le lien parce que apparemment, chez moi, ça ne fonctionne pas :)

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  3. …Ce n'est pas que chez toi ! on dirait qu' il est "en travaux" mais, ils ne mettent pas la page pour avertir, hier, on y accédait sans problème, il faut y revenir de temps en temps, et leur foutre un mail incendiaire #*@/*§…!, pour leur apprendre à maintenir un site ;-)

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  4. Pour un vague quidam comme moi, aimant le dessin, mais sans approfondir le sujet au point de m'y connaitre beaucoup, j'avoue bien humblement ne connaitre que l'époque la plus connue de Ungerer, celle des histoires pour enfant.
    C'est donc une belle découverte que vous m'offrez. Mais je n'y met aucune surprise, mes visites chez vous me remplissent chaque fois les yeux de moultes découvertes ou re-découvertes.

    Bravo et merci !

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  5. Pour le coup avec Tomi Ungerer c'est une étrange nostalgie qui fonctionne, car je ne l'ai découvert que très tard.
    Je n'avais pas fait le lien avec De Brunhoff mais plutôt avec des dessinateurs américains justement (du New Yorker par exemple, comme William Steig ou même Steinberg...), mais de toute façon il a son univers bien à lui, et une force d'évocation étonnante en regard de son dessin somme toute assez "simple".
    À chaque fois que je vois une de ses images il y a un effet étrange qui se produit : c'est comme si j'étais en terre d'enfance.
    Et puis comme dit Jean Christophe, il y a les autres faces !

    Je connaissais depuis quelques temps exopuce qui marche habituellement puisque j'y suis encore allé il y a peu.

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  6. J'ai failli l'acheter ce bouquin hier :-)

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  7. Li-an : Tu parles des "Mellops" ? ,Je l'ai acheté vendredi ;-)

    Vasco : Découverte tardive aussi, et c'est vrai qu'il y a ce sentiment étrange de "terre d'enfance", certainement parce qu'il est un des rares à rester en contact avec cette "dimension", que d'autres auteurs ont oublié et "enfantilise", car l'enfance ce n'est pas : " …Le gentil petit ourson, qui chante avec les jolies poissons de la rivière…. L'ours ne chante pas avec les poissons ou les zoziaux… il les bouffe.
    (Sinon pour les influences, il a dit qu'en 1953, il se passionnait pour la littératue américaine, le jazz et les cartoonists du New Yorker)

    infolio : De rien, merci :)

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  8. Tu as vu le type qui plagie Tomi Ungerer sur le blog de Tanquerelle ? (Adelchi Galloni)

    http://tanquerelleherve.blogspot.com/
    2008/05/mystre-et-boule-dungerer.
    html

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  9. Étonnant… On comprend que Tanquerelle ait confondu, mais le doute planait quand même chez lui, la preuve, puisqu'il a fait une recherche. Mais trop tard, le mal était fait et il s'est discrédité pour toujours aux yeux de sa descendance, qui ne lui pardonnera jamais de s'être fait engueuler à cause d'un plagiaire, que leur père n'a pas su démasquer à temps :-) (paraphrasons notre Drucker national : «Tanquerelle, si tu lis ces lignes, nous te saluons ! ;-) »)
    Pour revenir à Adelchi Galloni, c'est délibéré, car si tu regardes son site :
    http://www.adelchigalloni.com/
    Il n'a pas besoin de copier quiconque. On peut imaginer deux hypothèses :
    1 - Quand on lui a demandé d'illustrer des libri per bambini, il s'est documenté sur le sujet en achetant un SEUL et unique bouquin, et c'est tombé sur Ungerer…
    2 - Ou bien l'éditeur Mondadori, qui ne pouvait ou ne voulait s'offrir les services de Tomi, à contacté Adelchi en lui proposant un "contrat" de faussaire…
    Bon, conneries mise à part, ça va plus loin que le simple hommage, car s'il n'y avait que "Le Tour du Monde" on dirait bravo, mais sur son site, dans la rubrique "Chidren's books" il a récidivé, car il ne copie pas que le trait d'Ungerer, il y a le même traitement de la couleur, alors qu'il a les qualités pour se passer de copier.
    En tout cas ce serait intéressant de savoir ce qu'en pense Ungerer, et de connaître les motivations de Galloni. Peut-être qu'ils sont super potes et que c'est un gag entre eux ?!

    P… ! Encore une réponse d'un Kilomètre !

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